1982 – Pollution du littoral français par les macro-déchets

Archive Archimer Ifremer 28670 – 1982 – Evaluation de la pollution et mise en place de calculs de statistiques. Le document au format pdf.

Les macro-déchets accumulés sur les plages constituent, sans nul doute, une nuisance esthétique dont l’impact au niveau touristique peut être important. De plus ils peuvent être un danger pour les usagers (piqûres, coupures, intoxications) ainsi qu’un danger pour des espêces marines (thons et tortues morts pour avoir ingurgitê du plastique) et les oiseaux (mazout) .

A ces nuisances, on ajoutera le développement possible d’odeurs et la prolifération d’insectes et l’apparition de salissures (goudrons). Or, on ignore généralement le niveau de pollution chronique par macrodéchets et  les variations de ce niveau avec le temps. De plus, la caractérisation des dêchets (type et nature) ne parait pas exister.  Enfin, l’origine géographique de ces déchets est très souvent controversée.

Depuis quelques années, avec le développement important du conditionnement, qu’il soit alimentaire ou autre, à base de matière plastique, cette pollution devient de plus en plus apparente et prend des proportions alarmantes.

Les administrations ou communes littorales se voient obligées de dépenser d’énormes sommes d’argent pour le nettoyage de leurs plages avant et pendant la saison touristique. Par exemple (Source MECV-ANRED, 1978) :

  • le département du Var a dépensé 5 millions de Francs pour nettoyer 11 km de plage,
  • le département des Alpes Maritimes: 3 millions de Francs pour 4 km,
  • la commune de Biarritz, 616.000 Francs, etc…

Or, le problème du macrodéchet est un problème de société dû à la négligence et aux habitudes prises, particulièrement en mer oû depuis tout temps on déverse par-dessus bord ses déchets.

Les buts de la présente étude sont:

1. De mettre au point une méthode qui permette l’étude quantitative et qualitative (nature, origine) des déchets souillant les plages du littoral français.

2. D’appliquer cette méthode sur un nombre de sites déterminés afin de tester la fiabilité de la méthode et d’établir un état de référence de la pollution par macrodéchets des sites retenus.

3. D’étudier l’extrapolation possible de la méthode à la mise en place d’un suivi éventuel sur des points particuliers (notion de réseau de surveillance).

Après une description des sites, nous développerons la méthodologie employée et discuterons des résultats obtenus.