LINGREVILLE : VIE ET MORT D’UNE DÉCHARGE GRIGNOTÉE PAR LA MER

Les images effroyables de la décharge béante, vomissant ses tonnes de déchets sur la plage à chaque marée, sont toujours dans les mémoires depuisl’hiver 2016. Les premières alertes datent de 1978 et les premiers travaux de confinement des déchets ont été entrepris près de 40 ans plus tard en urgence suite à une tempête. Pendant près d’un an, le flanc exposé de la décharge aura résisté aux assauts des vagues, protégé par son drap pré-opératoire. Aujourd’hui les travaux de re-naturalisation du site doivent débuter: vie et mort d’une décharge côtière malgré elle…

40 ans d’histoire d’une décharge grignotée par la mer…
De rapports en réunions et de diagnostics en demandes d’autorisations, c’est finalement le Conservatoire du Littoral qui prend le site sous sa tutelle pour se charger du financement et de l’organisation de la dépollution site.

Un budget prévu de 800 000 euros pour une volume de 4000 m3 de déchets. Près d’un quart du volume à extraire serait constitué du sous-sol pollué par les lixiviats contenant des hydrocarbures et des métaux lourds.

Source: http://laurencenicola.blogspot.fr

Aujourd’hui, seule une petite partie de la décharge est touchée par l’érosion côtière. Le coeur de la décharge ne se trouve plus qu’à quelques mètres des vagues qui ont provoqué un recul de la dune de près de 2 mètres par an. L’urgence était bien là l’année dernière, justifiant le confinement provisoire des déchets à l’aide d’une bâche et de rochers en attendant de réunir les fonds nécessaire à la re-naturalisation du site: 800 000 euros. Les travaux prévus sont colossaux: 4000 m3 de déchets ménagers mélangés au sable doivent être triés puis évacués. L’opération, qui comprend un remodelage de la dune, devrait débuter en Novembre 2017 pour une durée de près de 3 mois.

Source: SMEL

2ème échouage d’Octobre 2017

Les premiers échouages constatés la semaine précédente n'étaient peut-être que les prémices d'une pollution plus grave... Lire le bilan du 1er échouage d'Octobre 2017

Echouage de galettes fraîches de paraffine industrielle constaté le mercredi 18 novembre 2017 entre 14h00 et 19h00.

Un important échouage a été constaté le mercredi 18 octobre vers 14h00 à Ecault. Le CROSS Jobourg a immédiatement été prévenu et a déclenché une alerte pollution. Les plages ont ensuite été visitées en direction de Quend puis une dernière observation a été possible avant le coucher du soleil dans les rochers en pieds de falaise à Equihen.

Des photos prises dimanche 15 octobre ont été reçues le mercredi 18 en soirée. Elles montrent de la paraffine sur la plage entre Camiers et la plage des pauvres. Après conversation téléphonique avec la personne, celle-ci confirme que cette paraffine était bien présente, en grande quantité, dans une laisse de mer récente le dimanche 15.

Une observation effectuée le 19 octobre sur l’ensemble de la Baie de Canche vient compléter la version précédente du présent rapport. Sur plusieurs plages, la marée haute du matin couplée au vent de sud a pu remobiliser et déplacer ou emmener en mer une partie des galettes échouées (voir photos de Dannes).

1ère partie du rapport pdf

2ème partie du rapport pdf

Micro-plastiques dans le foie des Anchois européens

Source: Microplastics in livers of European anchovies – Science Direct – Juillet 2017.

Traduction du résumé de l’étude.

On suppose que de nombreux organismes marins ingèrent des micro-plastiques puis les excrètent. Toutefois, plusieurs études sur des organismes marins de différentes familles ont montré que les micro-plastiques et les nano-plastiques peuvent se retrouver dans les autres organes. Dans cette étude, nous avons examiné la présence de micro-plastiques dans les foies de poissons planctonivores commercialisés collectés sur le terrain. Cette étude se concentre principalement sur l’Anchois européen Engraulis encrasicolus mais concerne aussi la Sardine européenne Sardina pilchardus et le Hareng de l’Atlantique Clupea harengus.

Deux méthodes complémentaires ont été utilisées pour attester de la présence de micro-plastiques dans les tissus hépatiques et pour éviter toute contamination. 1) Les micro-plastiques ont été isolés par dégradation des tissus hépatiques. 2) Des coupes cryogéniques ont été réalisées sur les foies puis observées au microscope à lumière polarisée. Les deux méthodes ont révélé de manière indépendante que les micro-plastiques, principalement en polyéthylène, étaient bien présents dans les foies des trois espèces de poissons.

Dans l’Anchois, 80% des foies contenaient des micro-plastiques relativement gros d’une taille allant de 124 μm à 438 μm, montrant un haut niveau de contamination. Deux voies de transfert sont hypothétiquement possibles: (i) les grosses particules trouvées dans le foie proviennent de l’accumulation de plus petits fragments et / ou (ii) elles passent simplement à travers la paroi intestinale. Des études plus approfondies sont toutefois nécessaires pour comprendre le mécanisme exact.

Utilisation de filets dérivants biodégradables pour réduire la pêche fantôme: propriété physique et performance de pêche.

Source: Use of biodegradable driftnets to prevent ghost fishing: Physical properties and fishing performance for yellow croaker – The Zoological Society of London – Février 2016.

Quand des filets de pêche synthétiques non biodégradables sont perdus, abandonnés ou jetés par dessus bord, ils peuvent continuer à attraper des poissons et d’autres animaux pendant une longue période. Ce phénomène est connu sous le nom de « pêche fantôme ». D’un autre côté, les filets de pêche biodégradables sont prévus pour se dégrader ou se décomposer après un certain temps dans l’eau et perdent ainsi leur capacité de pêche fantôme plus rapidement qu’un engin traditionnel. Un matériau biodégradable a été mis au point pour les filets: un mélange à 82% de succinate de polybutylène (polybutylene succinate – PBS) et de 18% de polybutylène adipate-co-téréphtalate (polybutylene adipate-co-terephthalate – PBAT).

Nous avons examiné les propriétés physiques et la dégradation des monofilaments et comparé les performance de pêche de filets dérivants fabriqués à partir de nylon conventionnel et de ce matériau biodégradables. Quand il est sec, le monofilament en nylon conventionnel a montré une plus grande résistance à la rupture et à l’élongation que le monofilament en nylon conventionnel du même diamètre. Quand il est mouillé, le monofilament biodégradable a montré une rigidité une fois et demi supérieure à celle du monofilament en nylon. Cela suggère qu’un filet fabriqué avec un fil biodégradable moins flexible pourrait avoir une efficacité de pêche réduite par rapport aux filets conventionnels.

Toute fois, la comparaison des performances de pêche entre les filets en nylon biodégradable et en nylon conventionnel a révélé des taux de prise similaires pour le Corbeau Jaune – Larimichthys polyactis.

Figure 8: Length distributions of yellow croakers caught in experimental driftnets.

Le fil biodégradable a commencé à être dégradé par les organismes marins après 24 mois dans l’eau.

Figure 7: The degradation process of the immersed biodegradable monofilament observed with a scanning electron microscope. Pictures show the degradation states at 6-month intervals up to 42 months.

Nous en avons conclu que les filets biodégradables pourraient devenir une alternative aux filets en nylon conventionnel et peuvent contribuer à réduire la pêche fantôme dans le temps.

Malgré tout, il subsiste des incertitudes, des challenges et des lacunes qui doivent être résolus avant que nous soyons capables de dresser des conclusions définitives à propos des bénéfices généraux que peuvent apporter ces matériaux pour la pêche au filets dérivants.

Les filets de pêche biodégradables ne sont pas la panacée mais peuvent contribuer à aborder le problème des filets fantômes.

Source: Wilcox, Chris & Hardesty, Britta. (2016). Biodegradable nets are not a panacea, but can contribute to addressing the ghost fishing problem. The Zoological Society of London – Février 2016.

Depuis des décennies, la capture d’animaux marins par les filets de pêche abandonnés, perdus ou jetés (ou filets fantômes) a été identifiée comme un problème majeur pour la conservation de l’environnement et des activités de pêche. Les filets fantômes soulèvent de nombreux problèmes comme la réduction des stocks d’espèces ciblées par la pêche, la mortalité d’espèces non ciblées dont certaines peuvent être protégées,  les risques pour la navigation causés par l’engagement des hélices des navires ou des équipements de pêche, ou encore les dépenses impliquées par le retrait de ces filets fantômes  qui peut être imposé aux agences publiques ou autres organisations. Kim et al. [une équipe de chercheurs coréens] étudient l’utilisation de polymères biodégradables comme une possible solution à ces problèmes pour la pêche passive des filets maillants et pour les filets trémail. Ces filets ont eu une efficacité de pêche très légèrement inférieure à celles des filets conventionnels en nylon lors des essais et ont montré des signes clairs de dégradation deux ans après leur introduction dans l’eau de mer.

Il est louable pour Kim et al. d’avoir développé un substitut au nylon pour les filets de pêche qui se dégrade jusqu’au monomère d’origine, ne laissant aucun résidu de matière plastique dans l’environnement. Cependant, il existe un nombre important de problèmes avec la solution qu’ils proposent, même avec les filets fantômes utilisés dans leur étude pilote en Corée:

Premièrement, le temps nécessaire à la dégradation de ces filets est probablement bien plus long que la durée pendant laquelle ils peuvent réellement continuer à pêcher. Une grande étude menée sur des pêcheries européennes au filet maillant a montré que les filets fantômes perdent leurs capacités de pêche rapidement, celle-ci diminuant de 20% dans les 4 semaines après leur perte en mer. Ceci est dû principalement aux dommages causés par les courants et les obstacles sur le fond et à l’encrassement causé les organismes qui s’y développent ou qui s’emmêlent dans le filet. Par conséquent, si un filet biodégradable ne montre pas de preuves significatives de dégradation dans les deux années suivant sa perte, sa biodégradabilité n’aura probablement qu’un faible impact sur ses prises d’espèces de poissons ciblées ou non.

Deuxièmement, les auteurs ne présentent aucune comparaison de la dégradation dans le temps par rapport aux filets conventionnels en nylon. Ils n’ont pas non-plus testé leur résistance à la tension ou d’autres caractéristiques pendant leur période de dégradation. Alors que Kim et al. présentent bien des images haute-résolution du matériau biodégradable montrant des preuves d’usure, globalement les fils du filet semblent presque intacts même après 3 ans et demi. Par conséquent, il semble que le filet biodégradable a une durée de vie effective en mer comparable à celle d’un filet en nylon conventionnel.

Troisièmement, l’adoption de ce filet par les pêcheurs représentera un obstacle important. Créer un filet qui commence à se dégrader une fois qu’il rencontre l’eau de mer entraînera une augmentation des coûts de la pêche car cela réduira la durée de vie des filets et augmentera les coûts d’entretient. Les pêcheurs sont parfaitement au courant de cela. L’une des plus fortes tensions que subissent les filets a lieu lors de leur remontée à bord et ils risquent de casser pendant ce moment délicat des opérations. Toute réduction de la durée de vie des filets amplifiera encore le coût des filets biodégradables ainsi que les lourdes charges financières déjà supportées par les pêcheurs. Les auteurs mentionnent que des subventions pourraient attirer les pêcheurs vers l’usage de filets biodégradables, mais souvent les subventions sont progressivement supprimées et fréquemment détournées vers des usages négatifs comme le sur-investissement ou la sur-capacité.

L’idée de filets biodégradables n’est pas sans mérites. Elle a besoin d’être intégrée dans un cadre plus large et Kim et al. a largement manqué l’opportunité d’articuler ce cadre pour montrer comment son innovation pourrait fournir une solution essentielle face au problème des filets fantômes. Il y a au moins trois composantes qui permettent de réduire les effets des filets fantômes:

Premièrement, s’assurer que les engins de pêche possèdent des équipements qui réduisent les chances de pertes peuvent réduire le problème de manière significative. Cela va des marqueurs comme des lumières, des émetteurs acoustiques sous-marins et des réflecteurs radar ou simplement un marquage des filets avec l’identité de son propriétaire.

Deuxièmement, des innovations qui permettent de réduire l’efficacité de pêche des filets quand ils sont perdus  peuvent réduire leur impact. Alors que les matériaux biodégradables pourraient jouer un rôle dans cette solution, la durée de dégradation proposée par le concept de Kim et ses collègues est bien trop longue puisque la majorité des impacts biologiques causés par les filets fantômes ont lieu dans les semaines ou les mois après leur perte. Une approche alternative pourrait être de mettre au point des filets qui se replient sur eux-même peu de temps après avoir été abandonnés, ceci réduisant leur taille et leur efficacité de pêche. Un avantage de cette approche est que cela n’entraîne pas de fragilisation du filet et en aucun cas n’augmenterait son coût. (e.g. Bilkovic et al., 2012).

Troisièmement, inclure des systèmes qui augmentent les chances de retrouver les filets peut permettre de les récupérer quand ils sont perdus. Des techniques de marquage peuvent encore une fois être utiles mais aussi des outils d’information basiques, comme la cartographie des engins perdus, peuvent mener à des améliorations significatives.  De nombreux pêcheurs au casier dans le monde ont mis en place des systèmes de récupération des équipements perdus, ce qui a, dans certains cas, prouvé que c’est économiquement rentable et autonome (e.g. Dungeness crab fishery in Oregon, USA; Arthur et al., 2014).

Dans un contexte où il y aurait un marquage des engins de pêche, engins qui seraient automatiquement inopérants après la perte, et pour lesquels les pêcheurs et la conception des engins contribueraient à la récupération des filets perdus, leur « bio-dégradation » aurait enfin un rôle précis. C’est dans ce contexte que les quelques de filets perdus qui ne seraient pas récupérés pourraient se dégrader et avoir un impact ainsi réduit.  Cela pourrait être essentiel dans un contexte où des dizaines de milliers de tonnes de filets de pêche sont perdus en mer chaque année, comme c’est le cas dans la zone coréenne de pêche au Corbeau Jaune.

Echouage d’une substance inconnue

Découverte le Vendredi 14 Juillet au Portel par un ornithologue chevronné, les échouages de galettes jaunes ont pris une ampleur effroyable pendant le week-end… entre Hardelot, Dannes, Ecault, Equihen et Le Portel, méritant d’être signalée dans la soirée du Dimanche 16 Juillet. C’est le troisième échouage d’une substance pouvant se solidifier dans l’eau constaté en moins d’un an sur la Côte d’Opale. Plusieurs tonnes ont été observées sur plus de 60 kilomètres de littoral.

LE 19/07 - NATURE DU PRODUIT DEVERSE :

Les analyses confirment que le produit déversé en mer
retrouvé sur les plages depuis le Vendredi 14 Juillet est 
bien de la paraffine.
Reste à savoir de quel type de paraffine il s'agit car 
certaines sont toxiques et reste à savoir si cette 
paraffine est Chlorée ou si elle contient des HAP car 
dans ce cas elle serait très polluante et 
nuisible pour l'environnement.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Chloroalcane
LE 18/07 - INFO COMPLEMENTAIRE :
LE MEME ECHOUAGE A EGALEMENT ETE CONSTATE CE WEEK-END AUX 
PAYS-BAS A TEXEL, VIELAND ET TERSCHELLING.
http://www.omropfryslan.nl/nieuws/733374-paraffine-aangetroffen-op-strand-vlieland

Deux possibilités d'interprétation:
1) Cela peut être une pure coïncidence (interprétation prudente)
2) Le navire a commencé ses rejets d'un côté du détroit, a arrêté en passant dans cette zone très surveillée, puis a repris ses opérations de rejets après s'être éloigné du détroit...

Résumé des évènements

Un échouage de nombreux fragments jaunes ressemblant à de la paraffine industrielle nous a été signalé le 14 Juillet au Portel. Une autre observation de galettes jaunes a été faite dans l’estuaire du Wimereux le Dimanche 16 Juillet après-midi et dans le même temps des membres de l’association observaient de grandes traînées au large de Hardelot et Boulogne sur Mer.

Dans la soirée du Dimanche 16, suite aux différents témoignages reçus des plages et du larges, Sea-Mer Asso a signalé cette pollution au CROSS et à la DDTM.  Une reconnaissance vers Ecault et Dannes nous a permis de rendre-compte d’une première évaluation de l’étendue et de l’importance de la pollution auprès du CROSS Jobourg pendant la soirée. L’hypothèse d’un « dégazage sauvage » est immédiatement émise. L’association a également contacté le centre de veille du CEDRE à Brest pour demander des premiers renseignements sur cette pollution.

 

Dans la matinée du Lundi 17, nos observations permettaient de définir la limite sud de la pollution à Quend-plage puis dans l’après-midi vers le nord à Ambleteuse, l’Association étant toujours en contact la DDTM et le CEDRE et faisant remonter les informations reçues au fur et à mesure au CROSS Jobourg. Un échantillon est envoyé au plus vite au CEDRE pour analyse. En fin d’après-midi, nous apprenons avec joie la prise en main des opérations de nettoyage par la Préfecture. L’association continue à surveiller les échouages.

Nature du produit

Ces boulettes très friables n’ont qu’une très faible odeur caractéristique qui pourrait se rapprocher de celle de la paraffine industrielle et leur texture est légèrement différente de celle de la paraffine. Les galettes ne fondent pas au soleil comme le fait la paraffine. Elles ont la couleur de la mousse polyuréthane mais sont très éloignées de la consistance que peut avoir la mousse expansée que nous connaissons notamment dans le domaine du bâtiment. Les résultats des analyses seront connus Mardi 19.

 

Reconnaissance et prise en compte de la pollution

Nous reconnaissons que nous avons été longs à prendre en compte les premiers témoignages reçus. Nous avons pensé que la forte fréquentation des plages et la présence de maitres-nageurs, d’agents d’entretien des plages, etc … suffirait pour que l’éventuelle pollution soit relayée très vite. Ca n’a pas été le cas. Il semble qu’une formation des personnels intervenants sur les plages soit nécessaire et serait la bienvenue pour que de tels évènements soient signalés au plus tôt. Cela évitera que les enfants décorent leurs châteaux de sable avec de telles saloperies.

Comme cela se fait dans les autres pays européens et les autres plages françaises pour tous les échouages de substances inconnues, les plages devraient être minutieusement nettoyées sans attendre les résultats des analyses et être interdites d’accès au public en attendant la fin du nettoyage ou le résultat des analyses. Ce week-end, les plages n’ont pas été fermée, ce qui a permis de voir qu’il n’y avait pas de risque pour la santé des usagers de la plage: apparemment aucun cas d’intoxication ou de problème liés au contact avec le produit n’a été signalé. Sur ce sujet,  voir les recommandations du Groupe d’Experts Européen sur les pollutions : Pollution of the North and Baltic Seas with Paraffin.

Dans l’urgence de la situation et face aux énormes quantités devant être ramassées, les bulldozers et cribleuses ont largement été utilisées là où c’était possible. Nous rappelons, comme cela a été fait en Nombre 2016, que cette dernière méthode n’est pas adéquate car les galettes se fragmentent et une grande partie d’entre-elles se retrouve enfouie dans le sable. Elle deviennent impossibles à ramasser, ressortiront lors des prochaines marées et continuerons à polluer les milieux naturels.

Traces de nettoyage de plage mécanique dans la paraffine à Equihen

Pollueurs payeurs

Le CROSS est en train d’essayer d’identifier le navire qui s’est permis un tel acte de pollution. Nous espérons que les communes impactées seront remboursées des frais engagés pour le nettoyage de leurs plages et pour les frais de traitement de ces déchets spéciaux qui peuvent être énormes et problématiques.

L’association va continuer son combat entamé il y a près d’un an contre ces « dégazages sauvages » . Nous continuons à travailler  avec d’autres associations agissant au plus aux niveaux à l’international sur ce sujet.

A lire : les échouages précédemment observés sur la Côte d’Opale:


En images:

Fort Mahon et Quend Plage

Berck

Stella

Baie de Canche

Camiers

Dannes

Hardelot – Ecault – Equihen

 

Le Portel

Wimereux

Dans l’estuaire du Wimereux

Pointe aux oies