Fragments de micro-plastiques et de micro-billes dans les tubes digestifs de poissons planctonivores dans les eaux côtières urbaines

 

SOURCE : « MICROPLASTIC FRAGMENTS AND MICROBEADS IN DIGESTIVE TRACTS OF PLANKTIVOROUS FISH FROM URBAN COASTAL WATERS » – TANAKA, K. AND TAKADA, H. SCI. – NATURE – 2016

http://www.nature.com/articles/srep34351\

[Traduction du résumé de la publication]

Une équipe japonaise a étudié la présence de micro-plastiques dans les intestins de 64 anchois prélevés dans la Baie de Tokyo. La présence de micro-plastique a été détectée dans 49 des 64 poissons (77%) avec une moyenne de 2,3 morceaux par individu et un maximum de 15 morceaux a été relevé. La nature de tous les morceaux de plastique a été identifiée au spectromètre infrarouge à séries de Fourier.

La plupart étaient en polyéthylène (52,0%) ou en polypropylène (43,0%). La majorité des micro-plastiques avaient la forme de fragments (86,0%) et 7,3% étaient des micro-billes dont certaines étaient similaires à celles contenues dans les produits de gommage pour le visage. 80% des plastiques mesuraient entre 150 μm et 1000 μm, soit des tailles inférieures à celles mesurées parmi les micro-plastiques flottant en surface. La préférence alimentaire de ces poissons sous la surface de l’eau reflète probablement la distribution des différentes tailles des micro-plastiques entre les eaux de surface et les eaux situées en dessous. Les anchois sont largement consommés par les humains et d\’autres organismes dans le monde. Ces observations confirment que les micro-plastiques ont infiltré l’écosystème marin et que les humains sont susceptibles d’y être exposés. Parce que les micro-plastiques retiennent des substances chimiques dangereuses, l’augmentation de l’exposition des poissons aux produits chimiques via les micro-plastiques est préoccupante. Cette exposition aux produits chimiques contenus dans les micro-plastiques devrait étudiée et comparée avec celle  observée dans la nourriture naturelle.