OSPAR en quelques mots

La commission européenne OSPAR pour « la protection et la conservation de l’Atlantique du Nord-Est et de ses ressources » regroupe 15 pays et oeuvre depuis 1972. L’étude de l’impact des activités humaines sur les écosystèmes est au coeur de ses activités. Parmi les pressions exercées par l’homme, les déchets marins et le plastique ont été identifiés comme un indicateur permettant d’évaluer la qualité de l’eau à partir de données collectées sur les plages, sur le fond de l’eau et dans le système digestif du Fulmar Boréal.

La mise en oeuvre du protocole de surveillance des échouages de déchets sur les plages a débuté en 1998 dans la zone OSPAR et en France. Ce protocole qui comprend une méthodologie de ramassage et une nomenclature de tri et de décompte de déchets a été intégré dans une version plus détaillée en Juin 2015 par le Plan d’Action pour le milieu marin de la Directive Cadre « Stratégie pour le Milieu Marin » via le Programme de surveillance des déchets marins.

La mise en oeuvre de ce protocole de surveillance des échouages de déchets permet de mesurer l’évolution quantitative et qualitative des échouages et doit permettre la mise en place de mesures de réduction ciblées des déchets marins tout en mesurant leurs effets.

Depuis le début de l’année 2016, Sea-Mer Asso met en oeuvre ce protocole de surveillance des échouages de déchets sur plusieurs sites dans le Nord de la France. Les résultats sont régulièrement envoyés au CEDRE qui est le coordinateur national au sein de la commission OSPAR. Les résultats conformes à la nomenclature OSPAR sont disponibles en ligne sur le site de la base de données des déchets échoués de la commission (beach id  FRO15, FR016 et FR022).

 

Les membres de l’association Sea-Mer ont mis en oeuvre ce protocole en détaillant le tri et le décompte au delà de la nomenclature proposée par OSPAR et la DCSMM. Cette démarche permet une exploitation intéressante des résultats telle que les graphiques réalisés fin 2016 pour le site des Boucaniers à Wimereux (62). Cette démarche a également contribué à l’intégration de suivis additionnels en mettant en évidence l’émergence de certains types de déchets par rapport aux nomenclatures utilisées.

Deux sites ont été choisis par l’association sur la Côte d’Opale. Le premier site de la plage des Boucaniers à Wimereux permet d’avoir une vision sur les déchets présents dans l’eau à proximité immédiate du détroit du Pas-de-Calais. La morphologie du site est représentative des plages de galets et situées en pied de falaise que l’on peut retrouver entre Equihen et le Cap Gris-Nez. Le site de la plage du Mont Saint-Frieux permet d’avoir une vision des échouages de déchets sur une plage un peu plus « classique » formée de sable et de dunes. Ce type de morphologie se retrouve sur plusieurs dizaines de kilomètre de la Baie de Somme jusqu’à Equihen. Depuis le début de l’année 2017, nous accompagnons également l’association dunkerquoise Adèle dans la mise en oeuvre du protocole OSPAR. Il s’agit pour l’instant du seul site français situé en Mer du Nord.